Bio

Publié le 22 février 2026 à 18:29

Andrea Colangelo

est un artiste polyvalent, comédien, chanteur et danseur. Il commence son parcours académique en ethnomusicologie à l’Université de Crémone en Italie, avant d’obtenir un diplôme en théâtre, danse et musique à la Bernstein School of Musical Theatre de Bologne. Par la suite, il se spécialise en théâtre au Centre de Haute Formation Officina Pier Paolo Pasolini à Rome. En 2021 il fonde, dans le Val-de-Marne, la compagnie Les Voix iNpopulaires. Ce collectif artistique se distingue par ses créations qui mêlent théâtre physique, danse contemporaine et traditionnelle italienne, ainsi que composition musicale.

En 2015 et 2016, il participe aux festivals La luna e i calanchi et Altura, dirigés par Franco Arminio, où il explore les interconnexions entre art, musique et territoire. En 2018, il s’installe en France grâce au projet européen Torno Subito et commence à collaborer avec diverses compagnies en tant qu'interprète. Andrea a également travaillé avec de nombreux metteurs en scène et artistes renommés, tels qu'Armando Pugliese, Veronica Cruciani, Giuseppe Marini, Elizabeth Czerczuk, Massimo Venturiello, Angelica Liddell, Astrid Bas et Laura Ruocco. Ces collaborations lui ont permis de diversifier son répertoire et d’affirmer sa présence sur les scènes internationales. En cinéma, il a participé à plusieurs projets, dont Monsieur, réalisé par Méliande Marcaggi pour France Télévisions, aux côtés de Jean-Pierre Darroussin; Roma Elastica de Bertrand Mandico; et T'as pas changé de Jérôme Commandeur. Il a également joué dans la série Carpe Diem 2 dans le rôle de Simone.

Cie Les Voix Inpopulaires

Origines et fondation de la compagnie

Diplômé du Conservatoire national de théâtre en Italie, Andrea Colangelo fonde la compagnie Les Voix Inpopulaires en Île-de-France en 2021. Celle-ci produit ses spectacles en collaboration avec l’association italienne CA.M.I., dirigée artistiquement par Igor Geat. Ce lien entre l’Italie et la France caractérise fortement la démarche artistique de la compagnie, tant sur le plan géographique qu’esthétique et culturel. En effet, Andrea Colangelo puise dans la culture métropolitaine francilienne, où il vit aujourd'hui, entouré de toute la richesse culturelle qu’elle offre, tout en restant connecté à la culture italienne qui l’a toujours profondément influencé : le cinéma néoréaliste des années 60, les musiques et danses méditerranéennes, ainsi que les recherches anthropologiques d’Ernesto De Martino sur l'Italie du Sud et le théâtre de Carmelo Bene. 

Une démarche artistique: le théâtre « in-populaire »

Les Voix Inpopulaires se distinguent par une approche esthétique ambitieuse, à la fois visuelle et sonore. Son travail interroge la société contemporaine à travers des récits populaires, s’inspirant des grands auteurs du théâtre. C’est un théâtre populaire, enraciné dans les voix du peuple et destiné à lui. “In-populaire” car il examine ces traditions à travers un regard extérieur, presque anthropologique, proposant ainsi une interprétation contemporaine. Dès ses débuts, la compagnie a choisi d’intégrer les musiciens sur scène comme des personnages à part entière, favorisant ainsi un véritable dialogue entre musique, interprétation et danse.

Créations passées et projets en cours

Leur première création en France, Il Cavaliere, librement inspirée du Don Quichotte de Cervantès, a été jouée en France et en Italie. Aujourd’hui, la compagnie prépare sa nouvelle création : Délire à deux d’Eugène Ionesco, prévue pour la saison 2027–2028. La mise en scène est portée par Armande Sanseverino, chorégraphe et interprète ( Les Essentielles de Faustine Noguès, En Pièce Jointe du Collectif Masdame) , ainsi que par Igor Geat, metteur en scène, scénographe et auteur romain. La distribution réunit Solène Petit, comédienne formée à l’école du Nord, passée par le Théâtre National Populaire et le Festival d’Avignon, dont le jeu allie intensité physique et précision textuelle ; Andrea Colangelo, comédien et initiateur du projet, engagé dans une recherche scénique entre théâtre politique et formes hybrides ; et Raphaël Dumas, compositeur et créateur sonore, dont les partitions électroacoustiques sculptent des paysages auditifs immersifs, entre voix, rythmes organiques et tension dramatique. Ce projet est né d’un désir commun d’explorer l’absurdité de la nature humaine face aux conflits. Trois imaginaires nourrissent cette mise en scène : le comique grinçant de Ionesco, les murs fonctionnels et oppressants de Le Corbusier, et le cinéma politique et poétique de Pasolini. À travers le corps, le son et la voix, nous interrogeons comment la spatialité des logements actuels agit sur l’âme humaine, et comment les obsessions égocentriques se confrontent à la guerre et au chaos du monde. Chaque tableau est pensé comme un plan de film, dans une approche très picturale, où le corps devient marionnette, la parole devient musique, et l’espace devient piège.

 

ph Avril DUNOYER